Je vous ai déjà dit comment le vinaigre avait fait une entrée à part entière dans ma vie depuis quelque temps. Encore plus depuis plus que je le trouve en vrac. C’est aujourd’hui un incontournable pour faire un ménage zéro déchet. Je l’utilisais beaucoup plus durant le temps où ma fille a été en couches lavables. C’est un très bon agent de rinçage durant le lavage et il est parfait combiné au bicarbonate de soude pour le décrassage.

Et puis, j’ai découvert son efficacité pour éliminer les odeurs d’un siège auto après qu’une petite fille ait été malade en voiture. Bref, un truc de grand-mère qui m’a définitivement convaincu à simplifier mes habitudes de ménage zéro déchet.

#1 — Se détacher du discours un produit pour chaque usage

Si vous lisez les circulaires ou flânez dans les rayons de pharmacies, vous constaterez vite qu’il existe à peu près autant de produits que d’usage domestique, et ce pour chacune des marques existantes. Vous avez vite fait de remplir vos armoires de produits ménagers qui ne vous servent guère plus qu’une fois par an. Moi, la première, j’ai été de même.

ménage zéro déchetQuand j’ai découvert Maison Écolonet en m’installant à Montréal (et au Québec), j’ai réduit drastiquement le nombre de produits ménager : 1 liquide vaisselle, 1 produit pour le sol, 1 multi-usage pour la salle de bain et la cuisine. Pour le produit pour le sol — le format 1 litre — j’ai fait un remplissage de la bouteille au bout de 5 ans seulement. En choisissant des produits en vrac et concentrés en actif, la formule est d’autant plus économique, car on en utilise moins. Ces gestes furent mes premiers gestes zéro déchet en 2009, sans même avoir mis un mot dessus.

#2 — Choisir du réutilisable

Il est facile de prendre de l’essuie-tout jetable pour essuyer une tâche et ensuite de la jeter. Même si vous utilisez de l’essuie-tout non blanchi qui se composte facilement, c’est toujours un déchet. Et avez-vous pensé à des linges lavables en microfibre? J’en utilise depuis des années. Je pense que j’ai même acheté mes premiers en Grèce dans mon véritable chez-moi de fille autonome en couple.

En avez-vous vraiment utilisés? Parce qu’en plus du fait qu’elles sont réutilisables et qu’elles ont une durée de vie très longue, elles délogent parfaitement les saletés. J’en ai une collection, parce que j’en utilise dans toutes les pièces de la maison.

#3 — Pour récurer sans déchet dans la cuisine

Cette réflexion du réutilisable s’applique également aux éponges. J’en avais trouvé dans un magasin à 1 dollar et j’en ai encore une qui n’est toujours pas usée. Entre temps, j’ai commandé à une amie qui fait du crochet 2 tawashi : des éponges japonaises lavables.

Mais parfois, on cuisine et les plats accrochent. Nous avons récemment remplacé notre vieille brosse en plastique par une qui sera compostable en fin de vie. Elle détache sans abîmer les casseroles ou poêles. On l’utilise même pour gratter légèrement la plaque vitrocéramique après un débordement.

Dans la même veine, nous avons investi dans une brosse pour nettoyer nos bouteilles en verre que nous utilisons toutes les semaines pour le kombucha maison ou acheté en vrac.

Et depuis presque un an, je n’ai plus qu’un produit multi-usage dans la maison : mon mélange aux agrumes à base de vinaigre.

#4 — Ménage zéro déchet : vive le vinaigre et le bicarbonate de soude

Pour ceux qui découvrent le vinaigre, je connais déjà votre remarque : «Mais cela va sentir le vinaigre dans la maison?» Tout d’abord, sachez que l’odeur se dissipe en moins de 5 minutes. Et pour agrémenter son usage, j’ajoute des agrumes. Je fais macérer des écorces d’oranges, pamplemousse, citron ou clémentines dans un pot mason recouvert de vinaigre. Et j’oublie mon pot durant 2 à 3 semaines.

ménage zéro déchet

Une fois c’est prêt (selon votre odorat et goût), je filtre le mélange avec un linge à fromage ou une passoire fine. Le vinaigre récupéré est désormais parfumé. Je le verse dans mon vaporisateur et je complète avec de l’eau. Pour renforcer son pouvoir dégraissant, j’ajoute 1 goutte de liquide vaisselle. Je secoue le tout et c’est prêt pour usage.

Vous pouvez varier les mélanges et même y ajouter des aromates comme quelques branches de thym. J’en ai toujours sur le balcon, alors l’été j’en profite. J’aime beaucoup le citron, et j’en abuse. C’est donc à vous de faire en fonction de vos envies et de mixer les agrumes pour un ménage zéro déchet, parfumé et exempt d’ajouts toxiques. Je viens même de faire un essai avec de vieilles fleurs d’oranger qui trainaient et dont je ne me servirai pas. Alors, elles macèrent et serviront probablement de base à mon prochain nettoyant.

Un conseil, ayez toujours un pot de macération en cours ou une prête pour ne pas vous retrouver mal pris… comme moi il y a 2 semaines quand je suis arrivée à la fin de mon nettoyant. Pour le coup, l’odeur de vinaigre brut était un peu plus forte sans agrume.

#5 — Des solutions économiques

Ce mélange associé au bicarbonate de soude est parfait pour récurer vos pires saletés. On l’utilise pour le nettoyer le four, les vélos, des jouets, des meubles, des comptoirs, des vitres et même de la litière. En plus, son coût de fabrication vaut largement l’achat de produit écologique, même en vrac. Pour environ 1/2 litre de vinaigre à 1 $ + le coût de pelures d’agrumes que vous aurez auparavant dégustés, vous aurez 1 litre de nettoyant pour un ménage zéro déchet et économique.

En adoptant des outils lavables et en diminuant vos besoins en produits d’entretien, le ménage aura une incidence minime dans votre budget. Pour ma part, je n’utilise plus qu’un seul rouleau d’essuie-tout non blanchi et non emballé par 12 mois. Pourquoi? Parce que l’autre jour, quand ma fille a été malade, je n’ai pas eu assez de mon stock de linges ou de serviettes.

Je vous recommande fortement cette recette facile à préparer. Cependant, vous aurez toujours besoin d’un peu d’huile de coude pour une efficacité à toute épreuve.