Souvent en début d’année, on prend de bonnes résolutions et on publie nos meilleurs «coups». Peut-être avez-vous décidé de vous intéresser davantage au contenu de votre poubelle. Alors, en ce début d’année, j’ai eu envie de tordre le cou aux idées reçues en vous partageant les meilleurs échecs de mes amies blogueuses zéro déchet. Parce que la voix du zéro déchet n’est pas un long fleuve tranquille.

Je l’ai déjà dit plusieurs fois ici, je ne suis pas parfaite. Depuis 3 ans, nous nous sommes lancés dans la réduction de nos déchets à la maison, nous avons observé de nombreux progrès et ceux-ci ne cessent de s’améliorer chaque mois. C’est très encourageant pourtant je connais encore mes points faibles et mes échecs. Par exemple, dans la salle de bain, il me reste un dernier rasoir jetable que j’ai depuis un an et qui est en fin de vie. Il me faudra penser à une meilleure solution à l’avenir.

Parce qu’il y a toujours place à l’amélioration

Sous la douche, je ne suis pas la plus grande économe en eau. J’aime me détendre sous une douche très chaude et souvent elles s’éternisent : je peux donc encore largement progresser. Encore, l’autre soir où nous avons fait des crêpes. Après plus de 6 mois sans en avoir acheté, j’ai craqué pour de cette pâte à tartiner à la noisette alors que je suis tout à fait capable de la cuisiner moi-même.

Changer pour un mode de vie vers le zéro déchet ne se fait pas du jour au lendemain. Et si au bout de 3 ans, nous pouvons affirmer que nous avons considérablement transformé nos habitudes, il y a encore beaucoup de place à l’amélioration.

Alors si vous voulez vous lancer dans le zéro déchet, je vous recommande de lire les témoignages ci-dessous. Même les meilleures connaissent encore des échecs. Bonne lecture et bon zéro déchet 2017!

Charlotte : les échecs d’une salle de bain minimaliste

Sortir les poubelles / Facebook / Instagram

Charlotte RousseauRepenser mes habitudes de beauté et les produits que j’avais dans ma salle de bain a été tout un défi ! Lorsque j’ai décidé de désencombrer ma salle de bain, j’ai réalisé à quel point j’avais beaucoup de produits superflus, et toxiques par le fait même. Je me suis donc empressée de me débarrasser de presque tous mes produits (correctement, bien sûr). Vernis à ongle, produits coiffants, produits pour le visage, maquillage… tout y est passé. Je me suis retrouvée avec une salle de bain extrêmement zen et une routine de soins archisimple qui comportait principalement des produits faits maison.

Bien que cela m’ait enchanté au début, au fil du temps j’ai commencé à m’ennuyer de certains produits, de certains petits luxes. Je me suis rendu compte que l’extrême minimaliste zéro déchet dans la salle de bain ne me convenait pas. Je me suis donc autorisée à racheter certains produits, en favorisant les produits organiques et locaux, bons pour moi et pour l’environnement.

Véronique : de maman solo à la vie en couple

L’autre Véro / Facebook / Instagram / Twitter

Véronique LieutaudJ’ai commencé la démarche comme maman solo de deux enfants. Puis en 2016, j’ai rencontré un homme. Si l’événement est heureux en soi et présage de belles choses, je dois avouer que du point de vue zéro déchet, ça a été un mini désastre pour moi. Je me suis arrêtée dans mon élan, j’ai même régressé, pour laisser place aux compromis d’une vie de couple en apprentissage. Monsieur n’est tout simplement pas encore rendu là. Même s’il adopte tranquillement certains de mes gestes de réduction de déchets en utilisant moins de pellicule et sac de plastique, moins d’essuie-tout et plus de linges et sacs réutilisables. Un jour à la fois, un geste à la fois !

Mais à son honneur, comme il achète ses aliments au jour le jour, il gaspille moins de nourriture que moi, j’avoue ! Le prochain défi ? Emménager ensemble et voir comment nos méthodes pourront se rejoindre pour nous amener plus loin !

Amélie : le dentifrice et le déodorant maison

Bric à bacs / Facebook / Twitter

Amélie CôtéC’est avec enthousiasme et motivation que je suis allée à la quête de tous les ingrédients nécessaires pour la confection de dentifrice et de déodorant zéro déchet. Argile, bicarbonate, huiles essentielles et huile de coco : j’ai fait des provisions afin d’en avoir pour les années à venir. Des recettes faciles d’exécution qui ont mené à des résultats… plus ou moins fructueux. Après quelques semaines, je n’ai pas réussi à m’habituer à ce goût un peu salé du bicarbonate de soude. Et l’efficacité limitée du déodorant en période estivale m’a un peu démotivée à poursuivre dans cette voie.

Si la confection maison n’est pas (pour l’instant) la solution que j’ai retenue pour minimiser mon impact environnemental, j’ai pu trouver des solutions intéressantes : un dentifrice naturel et un déodorant confectionné par une artisane qui consigne ses pots pour les re-remplir.

Julie : résister à la paresse en cuisine

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Julie GagnéComme bien des gens qui se lancent dans le mode de vie zéro déchet aujourd’hui, je voulais aussi, au départ, changer mes habitudes aussi rapidement que j’avais réussi à passer d’omnivore à végétalienne… c’est-à-dire en 2 semaines. S’il y a une chose que cette façon de vivre m’a apprise, c’est qu’il faut être patient et, surtout, choisir ses combats ! Aussi, un obstacle auquel je fais souvent face est ma paresse en cuisine : je n’aime pas particulièrement cuisiner, et encore moins nettoyer après.

Quand on a un mode de vie zéro déchet, on évite les plats surgelés et le prêt-à-manger comme la peste, donc on doit passer une bonne partie de son temps derrière son fourneau… Encore plus quand on est aussi végane et qu’il n’y a pas de restaurants accommodants à proximité de chez soi. Malgré ça, je n’ai pas baissé les bras et j’ai appris à vivre avec cet inconvénient. C’est vraiment une question d’organisation dans mon cas.

Audrey : penser à toujours avoir son kit zéro déchet

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Audrey GazzoniJ’ai commencé la démarche zéro déchet remplie de bonnes intentions, en trouvant un nouveau sens à une consommation qui n’en avait plus vraiment. J’ai commencé par changer une habitude à la fois : j’ai troqué ma cafetière à capsules pour une cafetière tout à fait banale, puis j’ai commencé à acheter en vrac, à remplacer les essuie-tout par des tissus en microfibre et des serviettes en tissu, etc. Aujourd’hui, la plus importante difficulté que je rencontre est d’être organisée pour chaque achat : prévoir mes accessoires zéro déchet (sac à pain, sac en tissu, etc.) les jours où j’en ai besoin et réussir à refuser les déchets non nécessaires même si je dois « déranger » un petit peu.

Ce qui me rassure dans ma progression c’est que chaque geste que j’ai voulu changer est maintenant intégré dans ma routine. Même si je génère encore des déchets, ma poubelle est moins grosse qu’auparavant. Il faut se souvenir que chaque geste, aussi petit soit-il, est important pour la planète.

Cindy : échecs et mat avec le yogourt zéro déchet

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Cindy TrottierJe n’aurais jamais pensé que fabriquer du yogourt serait si compliqué. Pourtant, de prime à bord, c’est simpliste. Tu n’as besoin que d’un sachet en poudre de bactéries actives ou le restant d’un de tes confrères sans gélatine et sans saveur. Mais voilà, c’est là que ça se corse chaque fois. Tu suis la recette à la lettre et tu oublies le lait : soit il chauffe de trop, soit est trop froid si tu as eu le temps d’arrêter l’ébullition.

Tu te reprends, tu es persuadé que tu as très bien compris. Tu ne bouges pas de la cuisine. Tu réussis enfin à mettre le tout au four pour une durée de 6 h… Il est tard. Tu t’endors d’épuisement en lisant La belle au bois dormant à ta petite dernière. Tu te réveilles en panique à 4 heures du matin, l’oreiller estampé en pleine figure : le yogourt ! Tu cours le mettre au réfrigérateur, il est figé, tu as réussi. Le lendemain, c’est la grande dégustation. C’est l’horreur. On dirait que quelqu’un a uriné dans le pot et il a un goût amer et acide. Tu te reprendras des dizaines de fois, tu changeras ta méthode encore et encore.

Finalement, tu réussiras une seule fois. Puis, tu t’apercevras de tout le lait que tu as gaspillé pour réussir à faire 2 litres de yogourt pas mangeable. C’est fini. Tu abandonnes et tu opteras désormais pour un format tout fait et tout frais de yogourt du commerce. Tu n’as pas de chance avec le yogourt. La vie est trop courte pour se stresser avec des bactéries.

Point trop à la fois, un geste à la fois

Soyez donc rassurés : personne n’est parfait. Nous avons chacune encore bien des croûtes à manger pour nous améliorer, mais surtout, nous connaissons mieux nos limites. Ces échecs nous apprennent surtout à connaître les concessions que nous acceptons de faire tout en gardant un œil aguerri sur une consommation plus responsable. Parce que l’important, ce n’est pas uniquement de participer, mais plutôt de changer ses habitudes en n’oubliant jamais de se respecter.

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