Portraits

Les meilleurs échecs zéro déchet de blogueuses

17 janvier 2017
Fail zéro déchet : échecs zéro déchet

Souvent en début d’année, on prend de bonnes résolutions et on publie nos meilleurs «coups». Peut-être avez-vous décidé de vous intéresser davantage au contenu de votre poubelle. Alors, en ce début d’année, j’ai eu envie de tordre le cou aux idées reçues en vous partageant les meilleurs échecs de mes amies blogueuses zéro déchet. Parce que la voix du zéro déchet n’est pas un long fleuve tranquille.

Je l’ai déjà dit plusieurs fois ici, je ne suis pas parfaite. Depuis 3 ans, nous nous sommes lancés dans la réduction de nos déchets à la maison, nous avons observé de nombreux progrès et ceux-ci ne cessent de s’améliorer chaque mois. C’est très encourageant pourtant je connais encore mes points faibles et mes échecs. Par exemple, dans la salle de bain, il me reste un dernier rasoir jetable que j’ai depuis un an et qui est en fin de vie. Il me faudra penser à une meilleure solution à l’avenir.

Parce qu’il y a toujours place à l’amélioration

Sous la douche, je ne suis pas la plus grande économe en eau. J’aime me détendre sous une douche très chaude et souvent elles s’éternisent : je peux donc encore largement progresser. Encore, l’autre soir où nous avons fait des crêpes. Après plus de 6 mois sans en avoir acheté, j’ai craqué pour de cette pâte à tartiner à la noisette alors que je suis tout à fait capable de la cuisiner moi-même.

Changer pour un mode de vie vers le zéro déchet ne se fait pas du jour au lendemain. Et si au bout de 3 ans, nous pouvons affirmer que nous avons considérablement transformé nos habitudes, il y a encore beaucoup de place à l’amélioration.

Alors si vous voulez vous lancer dans le zéro déchet, je vous recommande de lire les témoignages ci-dessous. Même les meilleures connaissent encore des échecs. Bonne lecture et bon zéro déchet 2017!

Charlotte : les échecs d’une salle de bain minimaliste

Sortir les poubelles / Facebook / Instagram

Charlotte RousseauRepenser mes habitudes de beauté et les produits que j’avais dans ma salle de bain a été tout un défi ! Lorsque j’ai décidé de désencombrer ma salle de bain, j’ai réalisé à quel point j’avais beaucoup de produits superflus, et toxiques par le fait même. Je me suis donc empressée de me débarrasser de presque tous mes produits (correctement, bien sûr). Vernis à ongle, produits coiffants, produits pour le visage, maquillage… tout y est passé. Je me suis retrouvée avec une salle de bain extrêmement zen et une routine de soins archisimple qui comportait principalement des produits faits maison.

Bien que cela m’ait enchanté au début, au fil du temps j’ai commencé à m’ennuyer de certains produits, de certains petits luxes. Je me suis rendu compte que l’extrême minimaliste zéro déchet dans la salle de bain ne me convenait pas. Je me suis donc autorisée à racheter certains produits, en favorisant les produits organiques et locaux, bons pour moi et pour l’environnement.

Véronique : de maman solo à la vie en couple

L’autre Véro / Facebook / Instagram / Twitter

Véronique LieutaudJ’ai commencé la démarche comme maman solo de deux enfants. Puis en 2016, j’ai rencontré un homme. Si l’événement est heureux en soi et présage de belles choses, je dois avouer que du point de vue zéro déchet, ça a été un mini désastre pour moi. Je me suis arrêtée dans mon élan, j’ai même régressé, pour laisser place aux compromis d’une vie de couple en apprentissage. Monsieur n’est tout simplement pas encore rendu là. Même s’il adopte tranquillement certains de mes gestes de réduction de déchets en utilisant moins de pellicule et sac de plastique, moins d’essuie-tout et plus de linges et sacs réutilisables. Un jour à la fois, un geste à la fois !

Mais à son honneur, comme il achète ses aliments au jour le jour, il gaspille moins de nourriture que moi, j’avoue ! Le prochain défi ? Emménager ensemble et voir comment nos méthodes pourront se rejoindre pour nous amener plus loin !

Amélie : le dentifrice et le déodorant maison

Bric à bacs / Facebook / Twitter

Amélie CôtéC’est avec enthousiasme et motivation que je suis allée à la quête de tous les ingrédients nécessaires pour la confection de dentifrice et de déodorant zéro déchet. Argile, bicarbonate, huiles essentielles et huile de coco : j’ai fait des provisions afin d’en avoir pour les années à venir. Des recettes faciles d’exécution qui ont mené à des résultats… plus ou moins fructueux. Après quelques semaines, je n’ai pas réussi à m’habituer à ce goût un peu salé du bicarbonate de soude. Et l’efficacité limitée du déodorant en période estivale m’a un peu démotivée à poursuivre dans cette voie.

Si la confection maison n’est pas (pour l’instant) la solution que j’ai retenue pour minimiser mon impact environnemental, j’ai pu trouver des solutions intéressantes : un dentifrice naturel et un déodorant confectionné par une artisane qui consigne ses pots pour les re-remplir.

Julie : résister à la paresse en cuisine

Le Blog de Jule / Facebook / Twitter / Instagram / Pinterest

Julie GagnéComme bien des gens qui se lancent dans le mode de vie zéro déchet aujourd’hui, je voulais aussi, au départ, changer mes habitudes aussi rapidement que j’avais réussi à passer d’omnivore à végétalienne… c’est-à-dire en 2 semaines. S’il y a une chose que cette façon de vivre m’a apprise, c’est qu’il faut être patient et, surtout, choisir ses combats ! Aussi, un obstacle auquel je fais souvent face est ma paresse en cuisine : je n’aime pas particulièrement cuisiner, et encore moins nettoyer après.

Quand on a un mode de vie zéro déchet, on évite les plats surgelés et le prêt-à-manger comme la peste, donc on doit passer une bonne partie de son temps derrière son fourneau… Encore plus quand on est aussi végane et qu’il n’y a pas de restaurants accommodants à proximité de chez soi. Malgré ça, je n’ai pas baissé les bras et j’ai appris à vivre avec cet inconvénient. C’est vraiment une question d’organisation dans mon cas.

Audrey : penser à toujours avoir son kit zéro déchet

Good Morning Montréal / Facebook / Twitter / Instagram / Pinterest

Audrey GazzoniJ’ai commencé la démarche zéro déchet remplie de bonnes intentions, en trouvant un nouveau sens à une consommation qui n’en avait plus vraiment. J’ai commencé par changer une habitude à la fois : j’ai troqué ma cafetière à capsules pour une cafetière tout à fait banale, puis j’ai commencé à acheter en vrac, à remplacer les essuie-tout par des tissus en microfibre et des serviettes en tissu, etc. Aujourd’hui, la plus importante difficulté que je rencontre est d’être organisée pour chaque achat : prévoir mes accessoires zéro déchet (sac à pain, sac en tissu, etc.) les jours où j’en ai besoin et réussir à refuser les déchets non nécessaires même si je dois « déranger » un petit peu.

Ce qui me rassure dans ma progression c’est que chaque geste que j’ai voulu changer est maintenant intégré dans ma routine. Même si je génère encore des déchets, ma poubelle est moins grosse qu’auparavant. Il faut se souvenir que chaque geste, aussi petit soit-il, est important pour la planète.

Cindy : échecs et mat avec le yogourt zéro déchet

Tendance Radis / Facebook / Instagram / Pinterest / À voir aussi : Circuit zéro déchet

Cindy TrottierJe n’aurais jamais pensé que fabriquer du yogourt serait si compliqué. Pourtant, de prime à bord, c’est simpliste. Tu n’as besoin que d’un sachet en poudre de bactéries actives ou le restant d’un de tes confrères sans gélatine et sans saveur. Mais voilà, c’est là que ça se corse chaque fois. Tu suis la recette à la lettre et tu oublies le lait : soit il chauffe de trop, soit est trop froid si tu as eu le temps d’arrêter l’ébullition.

Tu te reprends, tu es persuadé que tu as très bien compris. Tu ne bouges pas de la cuisine. Tu réussis enfin à mettre le tout au four pour une durée de 6 h… Il est tard. Tu t’endors d’épuisement en lisant La belle au bois dormant à ta petite dernière. Tu te réveilles en panique à 4 heures du matin, l’oreiller estampé en pleine figure : le yogourt ! Tu cours le mettre au réfrigérateur, il est figé, tu as réussi. Le lendemain, c’est la grande dégustation. C’est l’horreur. On dirait que quelqu’un a uriné dans le pot et il a un goût amer et acide. Tu te reprendras des dizaines de fois, tu changeras ta méthode encore et encore.

Finalement, tu réussiras une seule fois. Puis, tu t’apercevras de tout le lait que tu as gaspillé pour réussir à faire 2 litres de yogourt pas mangeable. C’est fini. Tu abandonnes et tu opteras désormais pour un format tout fait et tout frais de yogourt du commerce. Tu n’as pas de chance avec le yogourt. La vie est trop courte pour se stresser avec des bactéries.

Point trop à la fois, un geste à la fois

Soyez donc rassurés : personne n’est parfait. Nous avons chacune encore bien des croûtes à manger pour nous améliorer, mais surtout, nous connaissons mieux nos limites. Ces échecs nous apprennent surtout à connaître les concessions que nous acceptons de faire tout en gardant un œil aguerri sur une consommation plus responsable. Parce que l’important, ce n’est pas uniquement de participer, mais plutôt de changer ses habitudes en n’oubliant jamais de se respecter.

Source de la photo : Unsplash.com

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10 Commentaires

  • Répondre Greener Daddy 19 janvier 2017 à 02:46

    Bonjour Montreal 😉

    en faisant l’autopsie récente de notre poubelle nous nous retrouvons dans tous ces « échecs »
    Le plus criant pour moi est la sortie extérieure. Verre, gourde, serviette il m’en manque toujours …

    Bravo pour ces aveux ^^

    • Lauraki
      Répondre Lauraki 21 janvier 2017 à 09:57

      Salut la région parisienne 😉
      La sortie extérieure, c’est ce que l’on commence tout juste à changer. Mais souvent, quand on refuse le naperon, la serviette en papier, elle ne repart pas forcément dans leur pile, mais souvent à la poubelle.

  • Répondre Laura 19 janvier 2017 à 08:36

    Des mots pleins de vérités! On le sait qu’on n’est pas parfait mais c’est bien de se le dire entre nous et aux autres aussi. Souvent, j’ai l’impression que lorsque je parle de zéro-déchet (comme de veganisme), les personnes se sentent jugés sur leurs modes de consommation alors que ma démarche est plutôt informative. Donc, je n’hésite pas à leur parler de nos échecs (pas de dentifrice maison, on craque encore pour un sac de chips de temps à autres, pas de papier toilette lavable … etc) pour dédramatiser un peu leur impression et souvent ça fonctionne. Quelques ami-e-s font le pas vers la réduction déchets et le vegeta*isme et ça me fait plaisir d’avoir été la petite graine 😉

    • Lauraki
      Répondre Lauraki 21 janvier 2017 à 09:59

      Merci Laura, moi aussi je m’autorise du fromage à la crème en pot ou autre chose de temps en temps. Il faut savoir accepter et surtout ne pas tomber dans la privation.

  • Répondre VALERIE 19 janvier 2017 à 12:00

    Coucou,
    Pour Cindy : le yaourt pour que ce soit simple : prendre du lait entier, un yaourt bio au lait entier, un peu de régilait bio, Si le lait est cru le faire bouillir et le laisser refroidir complètement. Tout mélanger. Mettre en pot et en yaourtière. Laisser travailler 10h dans une pièce qui ne refroidit pas (c’était ça le problème de mes yaourts trop liquides au début). C’est tout t’auras des très très bons yaourts fermes
    Pour Amélie qui n’aime pas le gout salé du bicarbonate dans le dentifrice, remplacer par du blanc de meudon http://www.famillezerodechet.com/archives/2015/03/06/31655775.html

    Mes échecs : pareil que Lauraki, la trop bonne et trop longue douche chaude, la cup à laquelle je m’habitue pas, les mouchoirs en tissus je peux pas….

    Des bises à tous et toutes

    • Lauraki
      Répondre Lauraki 21 janvier 2017 à 10:02

      Je vois que Cindy va avoir de nouveaux défis en matière de yogourt. Je n’utilise plus la cup depuis ma grossesse, mais j’aimais beaucoup. Mais là aussi, chacun fait selon ce qu’il est à l’aise de faire. Ce qui me convient, ne convient pas forcément aux autres et inversement. Se connaître, s’écouter, c’est la clé.

  • Répondre chantale savard 19 janvier 2017 à 12:05

    Pour le yogourt, je procède ainsi: Lait entier, lait en poudre (1/2 tasse). bien fouetter et porter à ébullition. Laisser refroidir jusqu’à température du corps. J’utilise toujours du ferment frais et bien fouetter. (si je récupère de l’ancien yogourt, c’est là que le goût est acide et pas vraiment bon). Je laisse le tout dans le chaudron et j’envoie ça dans le four, la lumière allumée toute la nuit.
    Résultat: un yogourt doux, sans arrière goût, et un minimum de vaisselle à faire.

    • Lauraki
      Répondre Lauraki 21 janvier 2017 à 10:04

      Question : avec le lait en poudre, cela ne goûte pas trop le lait? C’est souvent ce que l’on m’a dit et comme je n’aime pas le lait cru, je n’ose pas.

  • Répondre Mary 26 janvier 2017 à 07:24

    Bonjour !
    Merci pour ce post qui provoque chez moi une sorte de soulagement ; je ne suis pas la seule à peiner !
    En un an de démarche Zéro Déchet, je pensais réussir à faire plus de changements, mais moi aussi j’oublie parfois mes sacs ou mes boîtes, je teste des recettes qui ne fonctionnent pas toujours et je rate mes yaourths… Et parfois je me sens un peu seule face à mon mari et mes filles qui ne comprennent pas toujours mes efforts…
    Vos aveux m’ont remis les pieds sur terre : tout ne se fait pas en un jour, surtout quand il faut modifier les habitudes d’une famille entière sans frustrer qui que ce soit.
    Prochaine étape : les brosses à dent biodégradables ! Et ensuite on verra 😉
    Patience, ténacité et motivation !

    • Lauraki
      Répondre Lauraki 26 janvier 2017 à 12:58

      Mary, je suis ravie que nos aveux aient pu te rassurer. Un pas à la fois, c’est l’essentiel. Et n’oublie pas que ce que tu fais, c’est déjà beaucoup (voir le verre à moitié plein!) 😉

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