Et si en 2018 je vous mettais au défi Rien de neuf? Et si en 2018, je me mettais moi-même au défi de ne rien acheter de neuf?

Le défi « Rien de neuf? », c’est un grand challenge collectif lancé par Zero Waste France pour explorer d’autres modes de consommation tout au long de l’année 2018.

 Zero Waste France est une association de protection de l’environnement fondée il y a déjà 20 ans et qui milite pour la réduction et une gestion plus durable des déchets. Elle est également à l’origine de la Maison du zéro déchet à Paris qui a ouvert ces portes en juillet 2017.

Comment relever le défi « Rien de neuf »?

Ne faire aucun achat neuf durant une année? Avant de vous affoler, je vous rassure immédiatement : ce défi ne s’applique pas à toutes les sphères de la consommation. Vous continuerez à faire votre épicerie en vrac et zéro déchet sans aucun problème. En effet, ce défi « Rien de neuf» ne s’applique qu’aux biens de consommation non courants comme les vêtements, l’électroménager, les livres ou les objets électroniques.

L’association a mis en place plusieurs outils pour ceux qui désirent relever le défi, vous pouvez ainsi vous abonner à l’infolettre pour recevoir des astuces hebdomadaires pour consommer autrement. Un groupe de discussion a même été créé sur Facebook pour que les participants puissent échanger leurs astuces.

défi Rien de neuf

Bilan de mes achats 2017

En décembre, je vous parlais de consommation locale et réfléchie avec l’entrevue de Frédéric Choinière. Je ne suis plus une consommatrice compulsive : tout achat me demande désormais des mois avant de passer — ou non — à l’action. J’avais justement démarré l’année 2017 en me mettant au défi de consigner tous mes achats. L’exercice fut très instructif et je vous propose un bilan de mes achats :

  • 1 pantalon
  • 1 paire de crampons pour les bottes d’hiver
  • 1 paire de patins
  • 1 housse de couette
  • 1 sac à dos
  • 1 robe-tunique toute saison
  • 1 paire de boucles d’oreille (fabriquées au Québec)
  • 1 vélo d’enfant (usagé)
  • 1 bol en bois (fabriqué au Québec)
  • 1 manteau mi-saison imperméable
  • 2 leggings (fabriqués au Québec)
  • 1 haut sans manche (fabriqué au Québec)
  • 3 culottes (fabriquées au Québec)
  • 3 livres
  • 1 paire de chaussures
  • 1 paire de mitaines (fabriquées au Québec en tissu recyclé)
  • 1 paire de bottes d’hiver (fabriquées au Québec)
  • 3 paires de chaussettes (fabriquées au Vermont et avec une garantie à vie)

Ce sont au total 25 objets qui ont été achetés et essentiellement des vêtements. Ainsi, depuis l’été, une tendance s’est imposée : je fais des choix locaux, mais pas encore d’occasion. Ce sera donc un de mes plus gros défis en 2018.

Le défi Rien de neuf, c’est bon pour son budget

Relever le défi « Rien de neuf», c’est repenser sa consommation et limiter les impacts environnementaux de nos achats. Pourtant, si j’ai encore du mal à m’habiller seconde main, pour ma fille, c’est très facile. J’ai un réseau d’achat de vêtements usagés et je l’habille pour l’année, soit 4 saisons, pour l’équivalent de 60 $. Cela représente une véritable économie et c’est à mon avis le premier avantage à l’achat d’occasion.

Vous seriez surpris de voir la diversité de biens que l’on trouve sur les sites de vente entre particuliers. Que ce soit Kijiji au Québec ou Le bon coin en France ou les différents bazars locaux sur Facebook, on y trouve de tout et de toutes les qualités. Même des objets presque neufs qui n’ont servi que 2 ou 3 fois. C’est alors une aubaine pour le portefeuille et pour l’environnement.

N’oubliez pas pour autant les magasins de type Renaissance, le Maillon, l’Armée du Salut ou encore Emmaüs. Ces magasins encouragent en plus l’économie circulaire et créent des emplois d’insertion. Acheter usager, c’est alors profitable pour plus d’un portefeuille.

défi Rien de neuf

Enfin, acheter d’occasion permet de réduire le bilan carbone des objets puisqu’ils sont réutilisés et que l’on prolonge leur durée de vie. Un objet neuf, de par les transports intercontinentaux reliés aux lieux de fabrication, pèse lourd d’un point de vue environnemental. Ainsi, si on prolonge sa durée de vie, on absorbe ces impacts sur une plus longue durée.

Acheter d’occasion, c’est apprendre la patience

Choisir d’acheter des objets usagers quand on a un besoin, c’est aussi apprendre la patience et être prévoyant. Parce que oui, à la différence des commerces aux étals débordant de biens de consommation, on ne trouve pas toujours immédiatement ce que l’on cherche sur le marché de l’occasion.

J’ai besoin de changer mes casseroles, alors je vais commencer à mettre des alertes sur les sites en ligne pour suivre les produits qui pourraient m’intéresser. N’hésitez pas à en parler autour de vous, peut-être que quelqu’un de votre entourage aura cet objet et qu’il ne s’en sert plus.

Je vous invite à relever ce défi «Rien de neuf» cette année. Et si vous pensez qu’une année complète est un gros défi, pourquoi ne commenceriez-vous pas avec 1 mois sans rien de neuf? L’idée derrière ce défi, c’est d’intégrer l’option seconde main lors de vos réflexions d’achat. Peut-être que vous n’y arriverez pas tout le temps, mais considérer cette option de manière systématique transformera vos habitudes de consommation à plus long terme, car ce sera devenu un réflexe.

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Rien de neuf pour moi en 2018, c’est…

C’est pourquoi cette année, je me mets moi-même au défi d’acheter des vêtements d’occasion quand ils seront nécessaires. Je sais que c’est mon point faible, mais autant les connaître pour s’améliorer. Je vous ferai également un suivi chaque trimestre sur les achats faits d’occasion et je vous partagerai mes réussites et mes échecs. Je vous invite également à suivre ce défi sur mon compte Instagram.

Enfin, je vous rappelle l’importance de se poser la question si nous avons vraiment besoin de faire cet achat. Parce que refuser ce qui n’est pas nécessaire, c’est un des premiers gestes vers le minimalisme et le zéro déchet.

Retrouvez tous les détails du défi Rien de neuf.

1 an sans achat

Cet article a été écrit en collaboration avec Zero Waste France et n’est pas commandité.
Photos : Bethany Legg et Onur Bahçıvancılar via Unsplash.