J’ai enfin une salle de bain épurée, minimaliste et à 95 % zéro déchet. Je parlais à l’automne dernier de mon processus vers une salle de bain épurée et les différentes étapes pour la désencombrer. Durant les derniers mois, j’ai poursuivi l’analyse méticuleuse de son contenu.

Le processus de transition est définitivement terminé pour vous présenter un bilan zéro déchet. Je pense avoir atteint mes limites en matière de réduction des déchets dans cette pièce. Laissez-moi vous partager mes victoires et échecs aussi.

Mes cosmétiques épurés

Au cours des derniers mois, j’ai réalisé plusieurs essais en terme de cosmétiques, autant du côté cosmétique biologique que des cosmétiques fabriqués maison. Au fur et à mesure de mes essais, j’ai réussi à trouver un parfait équilibre et à simplifier mes actions matinales (surtout quand on a une petite fille qui nous tourne dans les jambes le matin). Tous ces essais m’ont permis d’avoir une salle de bain zéro déchet.

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Savon et shampoing

C’est un des éléments, sur lesquels nous n’avons pas de consensus familial. Je m’adapte facilement à mes nouvelles alternatives en vrac de savon et shampoing, ou encore de savon et shampoing en pain (quand je ne fais pas du no-poo au bicarbonate de soude + vinaigre de pommes). Par contre, mon chéri a encore du mal avec les shampoings qui ne moussent pas. Les savons, cela va encore, le shampoing, il a du mal s’il n’y a pas de mousse. Soyons honnêtes, la mousse c’est vraiment psychologique et le marketing capillaire l’a parfaitement compris!

NDLR Ce qui suit n’est pas un article commandité, je suis vraiment en amour avec les marques présentées.

salle de bain épurée

J’ai deux alternatives : le savon en pain et le gel douche en vrac.

J’ai tout d’abord jeté mon dévolu sur la collection de la Savonnerie des Diligences, une production québécoise d’Estrie. Leurs savons à l’huile d’olive se déclinent dans toute une variété de parfums. Depuis que je les ai découverts, je ne m’en lasse pas et ma peau non plus! Je les ai testés avec ma fille et rien à redire sur une peau de petite fille (j’évite les yeux, car ils peuvent un peu piquer).

Et pour répondre à des questions de mes collègues intriguées : « Comment fais-tu quand tu refais ta valise et que le savon n’est pas sec? »

Plusieurs solutions : avoir une petite boite de transport, mais moi je n’aime pas, cela prend de la place; avoir un petit sac imperméable en PUL, la matière qui sert à fabriquer les couches lavables. Mais celle que je préfère et qui est la plus simple, c’est d’envelopper le savon dans un vêtement. On a toujours dans sa valise au moins un vêtement sale qui ne craint pas le savon — des bas ou une petite culotte au pire. De toute façon, le peu de traces de savon sera éliminé au lavage! Et hop c’est rangé quand on refait la valise.

Écoutant les déceptions masculines, j’ai continué à chercher. J’utilise en alternance ou lorsque je pars en voyage le shampoing en barre, Madame Tignassede la Savonnerie des Diligences. L’avantage c’est qu’il ne prend pas de place, comme un pain de savon. J’ai aussi découvert les shampoings et les savons de la marque Oneka, un produit québécois et vegan, fabriqué à partir de plantes et végétaux de la forêt boréale. J’aime beaucoup le résultat et ils sont en plus vendus en vrac, ce qui est parfait pour moi.

J’ai testé cette gamme pour l’homme qui préfère le gel douche. En plus, il fait office de mousse pour le bain de ma fille. À voir, si la sélection hydraste et agrumes convaincra l’homme!

Moralité : cela vous prendra peut-être plusieurs essais pour trouver le produit qui vous convient. La preuve, Jule a trouvé son bonheur dans un tout autre shampoing en barre.

Hydratation de la peau

Je constate que ma peau ne réagit pas de la même façon selon les saisons. Normal vous me direz. Avec le froid qui s’est installé depuis les dernières semaines, j’ai besoin d’une hydratation qui pénètre plus rapidement dans les couches supérieures de l’épiderme. Enfin, c’est mon constat à moi non scientifique, je n’ai rien mesuré du tout.

L’huile d’argan (ou autre) est parfaite pour les journées de printemps et d’été; en hiver, on se couvre tellement entre les tuques et foulards, je préfère une crème qui laisse un film moins gras moins longtemps. Je suis donc revenue à la crème à base de fleurs d’argousier, cultivée au Québec, en Estrie une fois de plus.

Enfin, j’ai toujours du beurre de karité ou de mangue. C’est parfait pour protéger les joues et les lèvres de toute la famille par jour de grand froid hivernal. Je les utilise également comme crème pour les mains. Pour le corps, j’utilise parfois de l’huile.

Maquillage

Mon maquillage s’est considérablement réduit. J’ai bien essayé les blushs, les poudres, les matifiants, les ombres à paupières… Rien n’y faisait, trop de choix faisait que je n’utilisais que mon mascara. De plus, je n’ai jamais le temps pour une routine compliquée et multicouche le matin pour me maquiller. Moralité, j’ai réduit drastiquement le contenu de ma trousse de maquillage au strict minimum.

maquillage zéro déchet

J’ai donc : 1 mascara, 1 ombre à paupières, 1 gloss de fabrication maison, 1 eye-liner et un anticernes. Je privilégie les produits bio ou faits maison. J’ai testé cet été une recette de mascara DIY, j’attends de finir le mien pour m’y mettre définitivement, car le résultat était parfait. Comme j’ai également quelques pigments, je testerais probablement une ombre à paupières maison.

Démaquillage

Je vous ai parlé cet automne de ma routine démaquillage zéro déchet. Quelques mois plus tard, rien n’a changé. Elle est parfaite à mon goût. La seule chose qui ne soit pas parfaite, c’est que parfois j’ai la flemme de me démaquiller, donc je me réveille le matin avec des yeux au charbon!

J’ai remplacé l’huile d’argan par de l’huile de noix de coco. Pourquoi? Parce que j’avais fini mon pot et que j’ai décidé ne pas en racheter tant qu’il me restait de l’huile de noix de coco. Cela démaquille très bien. En plus, elle se trouve facilement en vrac, ce qui est parfait dans une salle de bain zéro déchet.

Quant à l’hydrolat, j’alternais hydrolat de bleuet et de fleur d’oranger. Je ne vais conserver que l’eau de fleur d’oranger, car j’affectionne plus particulièrement son parfum. J’ai d’ailleurs jeté le fond de bouteille de parfum que j’avais depuis plus de 5 ans. Je n’en porte plus et le matin, je me contente d’une brume de fleur d’oranger pour me donner un peu de tonus!

salle de bain zéro déchet

Bye bye la poubelle dans ma salle de bain épurée

Une autre résolution que nous avons prise ces derniers jours, nous avons vendu notre petite poubelle de salle de bain. Nous l’avons remplacée par un pot Masson de 500 ml, rangé directement dans la vanité sous l’évier. Nous n’avons que très peu de déchets dans la salle de bain non compostable. Les cotons-tige sont compostables, les cheveux également (on pourrait même y ajouter les coupes d’ongles). Il reste donc les lentilles de vue de mon homme pour le sport et le fil dentaire. Nous devrions avoir le temps avant de voir notre pot Masson déborder.

De derniers efforts à poursuivre

Malgré tous ces efforts, toutes ces analyses, les réussites et les échecs (enfin, trouver quelque chose qui fasse l’unanimité), quelques changements seront encore un peu longs à se concrétiser, car nous utilisons occasionnellement ces objets :

  • les cotons-tiges : le jet d’eau de la douche et une débarbouillette sont suffisant pour se laver les oreilles, leur consommation a donc considérablement réduit;
  • la mousse à raser : il faut la finir, mais elle va être remplacée par le savon du barbier de la savonnerie des Diligences;
  • trouver un déodorant zéro déchet qui convienne à mon homme — celui au bicarbonate de soude et huile de noix de coco ne lui convient pas totalement;
  • finir mes 2 derniers rasoirs jetables, ensuite nous mutualiserons celui de mon homme qui, comme il ne se rase qu’une fois par mois environ, a accepté que nous fassions du partage, en attendant d’acheter un plus durable.

dentifrice zéro déchet

Si je me fie aux conseils de Cindy de Tendance radis en la matière, je préfère encore rester à la version bio, mais dans un emballage recyclable que d’embarquer dans la version DIY.

Enfin, concernant le dentifrice, je n’ai toujours pas fait le saut au dentifrice maison. Mon point de vue n’a pas changé depuis l’automne dernier. De plus, ma visite annuelle chez le dentiste me l’a confirmé : j’ai des dents en bonne santé, mais avec quelques petites fragilités, je préfère donc conserver mon dentifrice de chez Druide.

Je pense avoir fait maintenant le tour de ma salle de bain. J’ai grandement simplifié son contenu. Sa gestion est devenue ultra facile, son ménage et rangement aussi, il n’y a plus rien dehors, hormis les brosses à dents. Et le tiroir ne déborde plus, il est même presque vide. Je suis vraiment satisfaite de ces avancées et j’ai bien hâte de voir le résultat de ma poubelle de salle de bain dans un an.

Quelle suggestion vous tente le plus de choisir en premier pour avoir une salle de bain épurée?

Retrouvez le dossier complet pour une salle de bain zéro déchet, regroupant l’ensemble des articles publiés sur le blogue.

Salle de bain zéro déchet