anafiotika

Athènes est bien une ville de contrastes. Et le petit quartier d’Anafiotika, lové au pied du rocher de l’Acropole en est un exemple. Peu après l’indépendance de la Grèce en 1833 et l’arrivée du jeune rois bavarois Othon en 1834, c’est tout un vaste programme de construction qui fut lancé dans la ville, devenue alors capitale. Plusieurs architectes bavarois se lancèrent dans de beaux projets pour doter la ville de bâtiments néoclassiques.

D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de visiter l’exposition temporaire organisée à la Pinacothèque nationale sur l’architecte bavarois Ernest Ziller qui se tient jusqu’au mois d’août 2010. J’avais beaucoup travaillé sur son œuvre durant ma thèse, mais je n’imaginais pas à quel il avait fait autant de projets. Donc une exposition qui vaut le détour pour mesurer l’ampleur de sa production avec de nombreux plans et dessins de ses projets.

Donc, ils firent venir des artisans et ouvriers de l’île d’Anafi pour le projet non abouti de palais royal sur l’Acropole. Et les ouvriers demeurèrent à Athènes et s’installèrent au pied de l’Acropole. Ils y établirent leur résidence à l’identique de leurs maisons du type cycladique. L’endroit est signalé par tous les guides, mais au final, ce n’est que trop peu de personnes qui osent s’y perdre ou s’y aventurer.

Un peu de calme dans le tumulte de cette ville, c’est un de ces endroits où tout semble hors du temps et qui donne un avant goût de l’ambiance des Cyclades. Un petit détour avant de rejoindre Plaka qui vaut le coup d’œil. Et ce petit détour terminera ce tour d’horizon d’un petit retour à Athènes et en terres hellènes. Voilà de quoi donner aussi quelques idées de visites pour de futurs touristes.