Athènes

Voilà maintenant 10 jours que je suis rentrée, et je n’ai pas arrêté un seul instant. Une semaine à Athènes, ce fut à la fois court, mais aussi assez. Court parce que la semaine est passée vite, très vite. Suffisant parce que malgré tout j’ai réussi à voir tous ceux que je voulais revoir.

Et le tour de force n’était pas évident à réussir au préalable. Mais j’ai réussi à caser tout le monde dans l’agenda… même Frédé et Martin, mes deux chers québécois avec qui nous avons réussi le défi de se voir en l’espace d’une semaine, et à Athènes et à Montréal !

Athènes n’a pas changé, Athènes est la même et pourtant, malgré le contexte général, des petites nuances se distinguent dans la ville. J’ai pu avoir tout le loisir de me promener dans ces rues que j’ai pu arpenter un nombre incalculable d’heures, ces lieux que j’ai fréquenté tant de fois : flâner dans Plaka, trainer sur l’Acropole, remonter Ermou, passer par Exarchia, manger un cake sokolata à la Food Company, remarquer les rénovations… et finir par ne même pas avoir eu l’envie de passer par mon ancienne rue, devant mon/notre ancien chez nous… tout simplement parce qu’Athènes n’est plus mon chez moi.

Cette remise de diplôme tombait en fait à point. Parce qu’en huit mois, je n’avais pas eu le temps de me poser et de savoir comment je me plaçais par rapport à cette tranche de vie. Et bien c’est chose faite, parce que maintenant, je suis sûre d’une chose, ma vie est bien à Montréal avec plein de projets en tête. Ma tranche de vie grecque a été merveilleuse et je ne la regretterai pour rien au monde. Tout simplement parce que sans elle, je n’aurais jamais rencontré mon Agapi mou, parce que sans elle, je n’aurais pas les plus chouettes amis au monde avec qui nous avons repris exactement où nous nous étions arrêtés quelques mois plus tôt, parce que sans elle, je ne serai tout simplement pas devenue un peu plus moi-même.

Je n’ai aucun regret d’être partie pour d’autres horizons, aucune nostalgie vis-à-vis de cette vie pourtant si récente. La page est définitivement tournée. J’ai adoré ces cinq années et demi, mais maintenant mon chez moi est ailleurs, un peu plus à l’ouest. Mais de tout cela, mes amis sont ceux qui restent et resteront de cette belle tranche de vie. Poulette, c’est une pensée spéciale pour toi !

Merci à tous pour cette très belle semaine auprès de vous. On se revoit à Montréal !

Il ne s’agissait pas de m’évader dans le passé mais d’intégrer ce même passé dans notre quotidien. Ces souvenirs impérissables font partie de notre mémoire et nous aident aujourd’hui à vivre mieux.

Et de rentrer dans l’avion et d’achever les mémoires d’Agatha Christie lors de ses campagnes de fouilles en Syrie avec son mari Max Mallowan. Récit commencé l’été dernier, mais que je dégustais avec parcimonie. Et de me rendre compte que nous partagions le même avis, sur des tranches de vie différentes, à des époques différentes, mais tranches de vie inoubliables !