Depuis un mois, la saison la cuisine de rue est officiellement ouverte a Montréal. Pour mon plus grand plaisir car c’est synonyme de l’arrivée de l’été. Mais qui dit camion de rue, dit déchet. Pourtant, rien ne vous empêche de profiter de ces petits plaisirs.

Impossible dites-vous? Laissez-moi vous expliquer, j’ai fait le test pour vous de la cuisine de rue zéro déchet.

Les food trucks à Montréal

Jeudi midi je n’avais pas de lunch. J’ai de la chance, je travaille sur Square Philipps, en plein centre ville, les choix pour dîner ne manquent pas à l’appel, même dans mon immeuble. Et depuis le 1er avril dernier, les camions de rue – ou food trucks – sont de retour dans les rues de Montréal.

L’idée des camions de bouffe de rue est fortement inspirée de New York où l’on peut goûter toute sorte de cuisine à tous les coins de rue ou presque. Les camions de rue ont fait leur apparition à Montréal il y a déjà 4 ans et le mouvement s’est développé depuis chaque été avec la modification d’un règlement municipal. Ils sont au nombre de 64 à Montréal et ils changent de localisation tous les jours et s’installent dans l’un des 30 sites autorisés par la ville de Montréal. Vous pouvez d’ailleurs les suivre chaque jour dans une place différente.

J’ai donc la chance d’en avoir un différent chaque jour en bas de mon bureau.

Lunch et cuisine de rue zéro déchet

Dans mes objectifs zéro déchet, je m’étais pas encore attaquée à la gestion de mes déchets en dehors de la maison, notamment au restaurant. C’est probablement l’un de mes prochains objectifs, mais pour le moment je me contente d’avoir toujours une serviette en tissu pour gérer mes biscuits ou sandwich afin de limiter les emballages et les serviettes en papier jetable.

Jeudi dernier, j’avais donc avec moi un plat propre que j’avais mis à laver dans le lave-vaisselle du bureau. Je n’avais pas de lunch et j’avais repéré qu’au programme des camions sur Square Philipps, c’était le bol burito de Queen B. J’aime beaucoup leur cuisine : bonne, simple et copieuse pour le prix. Il ne m’a pas fallu longtemps pour me décider.

CONSEIL DE LECTURE
Comment vivre zéro déchet à Montréal : mes meilleures adresses.

Concrètement, comment fait-on?

C’est très simple, on prend son contenant avec soi, son plus beau sourire et lorsque l’on passe sa commande on précise que l’on aimerait – toujours et surtout avec le sourire – être servi dans son plat. Résultat? J’ai eu droit à un « bien sûr, sans problème!« .

Ce n’est pas la peine de se demander si l’on va être jugé ou non, il suffit de le demander immédiatement, avant que la cuisine ne passe en mode opérationnel comme le précise si bien Mélissa. En le mentionnant immédiatement, l’information se rend en cuisine et on est quasiment certain d’être servi selon ses choix.

cuisine de rue zéro déchet

J’ai juste précisé à la réception du contenant que je n’avais besoin ni de la serviette, ni de la fourchette. Et voilà, le tour était joué et c’était dans la poche! Rien de plus compliqué et je me suis régalée avec encore moins de remords par rapport à mes changements d’habitudes.

Ce petit test confirme deux choses. Tout d’abord, je peux donc continuer de profiter pleinement de la cuisine de rue cet été tout en étant zéro déchet! Et c’est très important car il ne faut pas que le zéro déchet vous frustre en vous privant de petits plaisirs. Enfin, vouloir manger sans son propre plat ne complique en rien le processus de la cuisine. Il suffit simplement de communiquer ses besoins clairement.

Alors, qu’est-ce que cela prend pour réussir? Avoir désormais un contenant que je vais laisser en permanence au bureau. Ce n’est pas si compliqué, non ? Et en plus, c’est un premier pas pour réduire davantage mes déchets en dehors de la maison, sans complexifier ma logistique. Alors bon été et bonne cuisine de rue!

Quelques liens sur la cuisine de rue à Montréal

Montréal : des foodtruck zéro déchet | Zero Waste Foodtrucks in Montreal #food #restaurant #montreal #zerowaste #zerodechet

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