Musée de l'Acropole

Le Nouveau Musée de l’Acropole a donc ouvert ses portes au public le 21 juin dernier, premier jour de l’été. À cette occasion, un spectacle de son et lumières fut projeté sur les façades du bâtiment. Et à défaut d’un programme attractif de fête de la musique, une ballade au pied de l’Acropole sur Dioysiou Aréopagitos fut plus agréable.

Le musée a été inauguré en grandes pompes. Comme cela était à prévoir, un seul mot d’ordre et même, un seul leitmotiv était sur toutes les lèvres : le retour des marbres du Parthénon.

Tous les discours y ont fait allusion : d’un bien « patrimoine de l’humanité  » à un « bienvenue à la maison » adressé par le ministre de la Culture aux visiteurs, ce musée va focaliser un des symboles les plus forts de cette identité culturelle grecque, ancrée dans l’antiquité. À partir de ce jour, il s’agira de voir quelle sera l’ampleur de cette bataille autour de la restitution des marbres.

Cet aspect était présent, de manière discrète, mais bien réelle dans ce son et lumières, préparé à partir des œuvres exposées dans le musée. Ainsi, la frise des Panathénées a donc défilé dans son intégralité.

Mais, une large part fut également donnée à la présentation de korai, ces statues archaïques de jeunes filles (VIe siècle av. J-C), dont les fouilles de l’Acropole ont fourni de très nombreux exemplaires lors des fouilles conduites en 1886 : l’archéologue Kavvadias était tombé sur une fosse dans laquelle furent enterrées ces sculptures, juste avant le sac de la ville par les Perses, lors de la seconde guerre médique en 480 av. Et ces antiquités constituent quelques uns des chefs-d’œuvre du musée.

Pour la visite du musée, c’est-à-suivre pour bientôt !